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the first few steps are always the hardest [SkyeWard]
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MessageSujet: Re: the first few steps are always the hardest [SkyeWard] Mer 7 Fév - 13:38




« But there’s … » La jolie brune qui ne pouvait que m'indiquer la machine à café juste là. Une machine à café où certains agents faisaient déjà la queue, attendant pour insérer une pièce de monnaie et faire le choix de leur boisson. Une machine à café qui était là, prête à la narguer mais auquel je n'accordais qu'un bref regard. Comme si elle n'était pas digne de mon intérêt, ce qui était exactement le cas. Et que le ton de surprise de la jeune femme perceptible alors que je continuais mon chemin sans m'arrêter, non sans lui répondre au passage sur la même lancée. « Trust me you don't want to taste this coffee. » Un café qui avait un goût affreux. Ne parlant même pas du chocolat chaud. Et si ce n'était dépenser de l'argent inutilement, le pire était qu'il y avait un commerce digne de ce nom à deux pas. Il suffisait de traverser la rue. Un endroit qui était un point de rendez-vous pour de nombreux agents de la CIA mais aussi pour de nombreux clients familiers du lieu. Une atmosphère chaleureuse qui régnait là et un endroit où j'étais certain de trouver des boissons chaudes dignes de ce nom. Mais un lieu qui ne proposait pas seulement des cafés ou chocolats chauds mais aussi des pâtisseries, des viennoiseries. Des gâteaux qui se vendaient comme des petits pains au plaisir des propriétaires mais aussi des grands comme des petits. Chacun ne s'en mordant pas les doigts mais ne pouvant au contraire que croquer dedans à pleine dent. Toutefois ce n'était pas comme si j'étais intéressé par les gâteaux proposés cette fois-ci alors que je comptais autant aborder un sujet plus sensible. Attendant toutefois alors que Jessica, l'une des serveuses habituelles ne venait que m'adresser la parole. Un sourire adressé. Qu'un moyen autant de m'assurer que cette touche charmante fonctionnait autour. Rien de plus, rien de moins. Ce qui était suffisant pour la jeune femme pour croire qu'elle avait une chance. Et que conscient de cet effet alors qu'à chaque fois elle ne pouvait que replacer une mèche de ses cheveux blonds derrière son oreille. Une robe portée. Impeccable et tout aussi souriante. Une femme magnifique cela ne faisait aucun doute, même si je n'avais jamais été tant intéressé par les blondes que par les brunes. Et une commande que j'attendais qui soit passé.

Attendant encore qu'elle revienne et dépose les tasses devant nous. « Thanks. » Qu'une des parties plus faciles à la différence de la conversation qui allait suivre. Attendant qu'elle soit éloignée pour déposer sur la table en toute discrétion le bracelet. Un bracelet qui suivrait le moindre de ses mouvements, qui l'empêcherait autant de s'approcher de tous instruments technologiques. Un bracelet que je savais qu'elle reconnaîtrait aussitôt. Et ce fut le cas alors qu'elle manquait de s'étouffer en voyant l'appareil.  « You have to be kidding me! » « I'm not. » Et sans doute que je n'aurai pu que lui adresser un sourire si cela avait été une blague, mais cela n'était le cas. Au contraire des traits que sérieux alors que j'étudiais chacun de ses mouvements, en lui demandant calmement si elle savait ce que c'était. Un ton neutre même si je devinais sa réponse et que j'avais déjà le sentiment d'entrevoir sa prochaine réaction. « Yes, of course I know. » Hochant la tête. Au moins je n'aurai pas à fournir toutes les informations nécessaires qui ne devaient être fournis dans un lieu aussi public. Et que conscient que ce n'était plus risqué de montrer l'appareil au vue de tous, bien que personne ne pouvait le voir sciemment à moins de s'approcher de la table, expressément. Un lieu certes public mais que j'avais autant choisi avec soin pour pouvoir étudier ses mouvements, pour pouvoir voir comment elle réagirait. Et que conscient qu'en présence d'un public les mouvements étaient maîtrisés, l'écho des cris était diminué. « But I’m really not interested. It wouldn’t match my outfit, and well, it would mean letting the CIA look over my shoulder every single minute of my personal life. » La tension là. Presque délectable. Si ce n'était cette réaction habituelle presque lassante alors que c'était toujours la même chose, la même réaction. « So, just to make sure you hear me clearly, it’s no. Final answer. » Et un sourire qui se dessinait sur mon visage. Presque un sourire pas tant amusé que froid. Ils pensaient tous cela, ils pensaient s'en sortir victorieux parce qu'ils échappaient à la prison. Mais en fait, ils n'y comprenaient rien. Croyant qu'ils avaient un pouvoir, croyant qu'ils avaient le choix alors que cela n'était pas le cas. Car, autant que la conversation pouvait être amenée en douceur, il ne restait pas moins qu'à la fin ce n'était pas eux qui se trouvait du côté des gagnants, seulement des perdants avant d'espérer pouvoir après un certain temps changer de camps. « I think, you didn't really understand me the last time. You don't have a choice. » Et un ton qui ne vibrait pas d'un octet. Un ton qui pourtant ne laissait présager aucun possible réaction contraire. « You may avoid a dark cell where a beautiful girl like you don't have a place, but you don't avoid the organisation. I give you the chance to do something good in your life unstead of spendings days in a dark corner, but it doesn't mean that you gain our trust. » Ne m'incluant pas tant moi dedans que l'agence alors que la confiance n'était pas encore gagnée. Et si l'entraînement avait pu laissé présager qu'un semblant de ma personne était prête à lui faire confiance, il ne restait pas moins que cette même confiance n'était pas encore gagnée. « I'm not the one making the rule, but it doesn't mean I'm not going to apply them for your pretty face. » Et comme si un sourire arrogant pouvait effacer la dureté de ses mots ou le fait que non, elle n'avait pas le choix. Elle n'en n'avait aucun depuis le début si ce n'était un soupçon d'espoir de pouvoir changer et de ne pas pourrir dans une cellule. Et autant que je peux tenter de placer des adjectifs sur sa silhouette, il ne restait pas moins que je n'étais pas du genre à déroger aux règles, et encore moins pour elle alors qu'à mes yeux elle restait pour le moment une criminelle. N'ayant juste pas encore idée à quel point cette pretty face aurait un pouvoir sur moi.




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MessageSujet: Re: the first few steps are always the hardest [SkyeWard] Mer 7 Fév - 18:50




Pourquoi se casser la tête à aller chercher du café plus loin, s’il y avait déjà une machine pour ça ? Bon, la file d’agents qui attendaient ne la rassurait guère, mais au moins, elle ne se promenait pas seule; Ward était là. Une explication valide et aucune autre raison pour ne pas s’arrêter ici et siroter une tasse de cette boisson caféinée avant la suite de sa première journée ici. Aux dires de son officier supérieur, cependant, le produit final qui ressortait de cette machine n’avait rien de bon. Comment expliquer l’attente, dans ce cas ? Est-ce que ces gens étaient au courant, que le café goûtait si mauvais ? Et pourquoi tout ce cassage de tête ? Skye n’avait pas les papilles gustatives si développées au niveau de la caféine. Si ça lui permet de se réveiller, le matin, c’est amplement suffisant. Mais devant un tel petit public, autant ne rien dire et le suivre, sans lui poser plus de questions. Qu’en penseraient les autres, en la voyant tout le temps questionner Ward ? Les murs ont des oreilles, par ici. Plus elle se fera sage, moins on la remarquera. La seule et unique route à suivre, puisque sa présence à la CIA devait encore être perçue comme une nuisance.

Les conversations des passants qui marchaient sur le trottoir, le bruit des voitures qui klaxonnaient à d’autres et Ward qui se déplaçait beaucoup plus vite qu’elle, furent quelques détails qui la dérangeait, oui, mais qui lui faisait également comprendre pourquoi elle détestait tant sortir de son petit nid douillet. À croire que certains cherchent ce mode de vie ? Non mais ne connaissent-ils pas le calme et le silence ? Oh, si ça n’était pas du fait qu’elle ne peut pas vraiment s’échapper de sa situation de criminelle, la brunette aurait prit la poudre d’escampette depuis longtemps. Le jeu en valu la chandelle, néanmoins, quand ils firent irruption dans une boulangerie. Qu’elle le veuille ou non, ses yeux trainèrent du côté des pâtisseries. Des caprices d’enfant, les sucreries qu’elle ne pouvait goûter que quelques fois par année, petite, et qu’elle dévore sur une base beaucoup plus régulière maintenant. Pas le temps. Si elle sort vivante et saine d’esprit d’une telle journée, elle en achèterait une, sur son chemin de retour. Pour l’instant, ce que la jeune femme désirait réellement savoir, c’est la raison de leur présence ici. Impossible qu’il soit simplement question de café qui a meilleur goût. Ça se voyait; il avait un plan en tête.

Une fois que la serveuse un peu trop intéressée prenne leur commande et la leur serve, Skye s’empara tout de suite de son capuccino pour le siroter, question de voir si ce lieu était si exceptionnel que ça. Sur ce point, il avait raison, c’était délicieux. Peut-être que finalement il voulait juste lui montrer un peu les … eh non. Non, ce n’est pas par pure sympathie. Le bracelet électronique à quelques centimètres d’elle laissait présager la suite des choses. La traquer, suivre le moindre de ses mouvements, autant physiques qu’informatiques. Le ton de la brunette qui perdit de sa neutralité pour en arriver à un mécontentement palpable. Et si, au début, l’agent Ward semblait calme et presque taquin, il avait repris de sa froideur. Un flashback à leur rencontre, à tout ce qu’elle cherchait à oublier, ces derniers temps. La honte de s’être fait prendre. « Then why bring me here, order coffee and just put it on the table? Did you really think that I would just say “yes, of course, I’ll gladly be a dog, with a bracelet instead of a collar” ? If you thought I’d shut up, well you’re wrong. » Pas moins entêtée, son attitude ne changeant pas si facilement. Oui, en se faisant attraper par la CIA, elle venait de tomber à pic d’une pente qu’elle avait gravit pendant des années. Se retrouver en bas, c’est plus enrageant que jamais. Désorientée, à chercher une raison de remonter alors qu’une partie ne souhaite plus que rester là et attendre que le temps passe …. C’est un combat continuel. Et avec ce bidule au bras, elle aurait d’autant plus de raison de baisser les bras et ne plus retenter sa chance. « That bracelet means that I won’t be able to do the only thing I’m good at. And it’ll mean that I accept defeat, which I don’t. » Qu’allait-elle faire de ses journées, si on la scrutait ? Les recherches dans les dossiers de la CIA, à propos de ses parents … terminés. Une frustration pour quelqu’un qui passa une grande partie de sa vie à trouver des réponses. Rien d’illégale. Elle devrait jouer les bonnes filles. Ce que les sœurs auraient voulu. Mais l’amertume de ne pas se faire aimer par les familles l’ayant adopté, se retrouvant toujours au point de départ après quelques semaines … ça l’avait usée. « Trust? Please. You’ve seen me, you’ve probably seen my file; it’s not a word in my vocabulary. So I don’t really care what the CIA thinks or doesn’t think of me. » Son amour propre, une indifférence presque complète de ce qu’on pourrait bien dire à son propos. Quand on marche sur un long chemin, seule depuis un moment, on ne s’attend pas à ce que des individus vous jugent. Skye ne pouvait que s’en foutre, de la corde raide entre la confiance et la méfiance sur laquelle elle se balançait. « Let me guess, ‘cause it’s protocole. Well screw that! I won’t put it on. » Oh, c’est qu’elle avait remarqué ses deux petits commentaires décrivant son physique. Si la situation était tout autre, ses joues se seraient teintées de rose, encore une fois. Cependant, n’étant pas sûre si ces mots étaient employés de façon sarcastique ou pas, elle préférait ne pas trop se fixer sur ça. Puis de toute façon, elle avait assez joué les idiotes, en réagissant si candidement au physique de l’agent Ward. Une distraction … ou plutôt une attirance qu’elle essayait de taire.


❝ feeling used, still missing you ❞ always missing people that I shouldn't be missing, sometimes you gotta burn some bridges just to create some distance. I know that I control my thoughts and I should stop reminiscing but I learned from my dad that it's good to have feelings, when love and trust are gone, i guess this is moving on ... but i don't want to.


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MessageSujet: Re: the first few steps are always the hardest [SkyeWard] Ven 9 Fév - 19:53




« Then why bring me here, order coffee and just put it on the table? Did you really think that I would just say “yes, of course, I’ll gladly be a dog, with a bracelet instead of a collar” ? If you thought I’d shut up, well you’re wrong. » « Maybe I was trying to be nice and not taking care of you like you was a dog. » Usant ces mêmes mots alors qu'ordonnant café, je n'avais fait comme si elle était une prisonnière. Ce qu'elle n'était pas moins au final alors qu'en effet elle n'avait pas le choix, même si elle ne pouvait que montrer une certaine réticence. Toujours le même rituel, ne comprenant pas qu'ils pouvaient faire table rase du passé. Trop bornés pour comprendre que la CIA ne faisait elle table rase du passé en un claquement de doigt. Les règles du jeu qui n'étaient pas ainsi alors qu'elle devrait en effet gagner ma confiance et mon estime pour espérer pouvoir évoluer. Commettant l'erreur de croire qu'être borné et se montrer puéril la placerait dans une bonne position, ou me ferait revenir sur la mienne. Ce qui n'était le cas. Le protocole qui n'était pas là pour rien, qui n'était pas fait pour les chiens alors que c'était justement parce qu'elle enfreignait les règles qu'elle avait été prise à son propre piège. Une porte de sortie qu'elle ne voulait réellement ouvrir parce qu'elle ne voulait qu'on la surveille. Ce qui avait été déjà fait avant, pas très différent de ce qu'elle avait fait en s'immisçant dans la vie des autres sans demander leur avis. La seule différence était que les rôles étaient inversés cette fois-ci. « That bracelet means that I won’t be able to do the only thing I’m good at. And it’ll mean that I accept defeat, which I don’t. » « You really didn't get it the first time, don't you ? You're here because of yours activities. And if you want to come closer to a computer, the only thing you can do is accept this bracelet. Well, you don't have a choice but it will be better for you if you cooperate. » Ce qu'elle pouvait faire, que je ne pouvais que lui conseiller de faire comme la première fois si elle voulait s'en sortir plus rapidement. Ne pouvant que lui demander de faire confiance en ce même système. Système auquel elle n'avait jamais cru, qu'elle avait cru bon de défier sans entrevoir la portée de ses actes. « Trust? Please. You’ve seen me, you’ve probably seen my file; it’s not a word in my vocabulary. So I don’t really care what the CIA thinks or doesn’t think of me. » « You should. » Qu'une vérité. Alors qu'elle ne pouvait que s'en sortir si elle réussissait à transmettre un avis favorable d'elle, ce qui n'était encore le cas bien que jusqu'à là elle avait évité une rencontre avec mes supérieurs. Eux certainement moins cordiaux que moi sur ce point. Et encore ce n'était que parce que j'avais entrevu quelque chose en elle, que j'étais déterminé à tenter le coup. Ne rendant pas pour autant la partie plus aisée même si je n'en n'attendais pas moins d'elle, en vue de son dossier. Mais ce qui ne changeait pas était que pour le moment le seul moyen qu'elle aurait pour ne plus avoir à supporter ce bracelet qui se retrouverait bientôt autour de son poignet était de gagner ma confiance. Ce qui n'était encore acquis pour le moment. Et la jolie brune qui ne faisait rien pour arranger son cas. « Let me guess, ‘cause it’s protocole. Well screw that! I won’t put it on. » Là encore, elle se trompait en croyant avoir une porte de sortie qui n'était que fermée. La clef détenue pour l'ouvrir qui n'était pas entre ses mains bien loin de là. Et ce fut à peine ses mots prononcés que je m'emparai de son poignet, trop rapidement pour elle pour réagir. Et le clic qui résonnait alors que le bracelet se refermait sur son poignet. N'ayant jamais eu le choix en effet. Ce que je lui avais dit mais elle n'avait pu que faire la sourde oreille au lieu d'accepter ce fait. Ayant la chance de ne pas être en prison, dans une cellule, là où elle n'avait sa place. Ayant la possibilité de rentrer chez elle et au-delà de cela elle restait libre de ses mouvements.
Mais cela ne voulait pas pour autant dire qu'elle avait tous les droits. Ayant perdu ce droit d'être près d'un point informatique quand elle avait commencer à hacker des sites confidentielles, encore plus la CIA. Et encore elle était chanceuse. « I told you, you have no choice here and trust me you're lucky, more than you will ever know. So you can decide to get your life back, work with us and train or you can cry like a sad little girl. » Une note de sarcasme peut être plus présente que je ne l'aurai voulu ou que le désir de la voir repousser ses limites et retrouver ce mordant qui la rendait si inspirante.




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MessageSujet: Re: the first few steps are always the hardest [SkyeWard] Sam 10 Fév - 7:32




Toujours précipitée dans ses réponses. La défensive, c’est son arme préférée, mais qui lui causait plus de tort que de bien, en ce moment. Oui, il aurait pu parfaitement lui mettre le bracelet au bras sans café, sans discussion ouverte, … sans rien, en fait. Comme on glisserait des menottes à une criminelle. Comme … comme un chien. Seule coupable de ce choix de nom. « Oh, what a gentleman, really! » Pas prête d’avouer cette once de culpabilité, à se jeter ainsi sur lui sans qu’il ne l’ait directement attaqué. Des défauts qui ne s’envolaient pas si facilement, qui faisaient encore parti de son quotidien. Un pied derrière, prêt à déguerpir s’il le fallait. Ne jamais tendre sa main, et ce, même si son rationnel lui criait de le faire. Oui, elle savait pertinemment que le mieux serait d’accepter cette condition et de coopérer jusqu’au bout, surtout si elle voulait un jour sortir de tout ce bordel. Pourtant, Skye était incapable de laisser le temps passé, de se propulser dans le futur et y voir quelque chose de mieux. Figée dans le présent, terrorisée à l’idée qu’elle ne puisse plus toucher à aucun ordinateur, sa seule vraie source de divertissement. Un vieux crouton, avec ses chats mais sans technologie. C’est ça, que la CIA souhaitait ? Bah en tout cas, ils étaient sur la bonne voie. C’est sûr que je ne pourrais plus hacker quoi que ce soit, mais quel plaisir me resterait-il ? Sortir ? Et puis quoi encore? Qu’est-ce qu’il y avait de si intéressant à voir dehors ? La couche d’ozone qui se détruit ? L’humanité qui s’entretue et surconsomme. Ah bah oui, c’est un bon sujet de livre de fiction, dans le genre apocalyptique. Voir le bon côté des choses ? Et qu’est-ce que c’est exactement ?

« It won’t help me get closer to a computer. I’ll be stuck doing boring things all day, like watching stupid videos about cats and people being complete idiots. I can’t cooperate knowing that I won’t be able to socialize online. My friends on the web weren’t all hackers. Some really cared about me. How will I talk to them, if I have that thing stuck on my wrist ? » Se doutant qu’il sortirait un truc du genre ‘pas mon problème’ ou encore ‘t’aurais dû y penser avant’. Des mots faciles à répéter, mais qui ne rendaient la situation que plus tendue. Les yeux de la brunette qui continuaient de surveiller le bracelet sur la table, afin de s’assurer qu’il se trouvait loin d’elle. Ward exécutait les ordres et il n’hésiterait pas un seul instant à le lui foutre sur le bras. Aucune confiance. Autant envers lui qu’envers l’agence. « Too many secrets, sorry. » La brunette qui continuait à croire que les gens avec trop de cachoteries étaient les plus dangereux. La CIA qui ne dévoilait que par ancienneté dans les agents, c’est que certains secrets étaient pires que d’autres. La défaite de ne pas pouvoir fouiller dans leurs dossiers alors qu’elle se trouvait exactement à la bonne place. Des plans anéantis, en observant le bijou. Ses supérieurs qui venaient de lui mettre des bâtons dans les roues. Des mystérieux individus à veston-cravate qu’elle aimerait bien rencontrer, mais simplement pour leur faire savoir son avis sur la pourriture de leurs actions. Oui, elles les enverraient balader, et ce, même si ça lui coûterait sa liberté. Un besoin de faire face aux gens que la jeune femme détestait. À croire qu’on lui accordait une deuxième chance, avec une telle approche! Qu’en faire, de cette œuvre de charité.

Un refus total, exprimé très clairement. Une seconde de distraction qui suffit à ce qu’il s’empare de son poignet et lui foute le bracelet. Un clic sonore qui indiqua sa fermeture. « Shit! » Dit-elle en se défaisant que trop tard. Observant le bijou, elle essaya de l’enlever, mais c’était peine perdue. Trop lente. Pourquoi n’avait-elle pas simplement quitté les lieux ? Bon, elle ne connaissait pas le recoin, mais au moins, elle aurait donné du fil à retordre. Mais non. Toujours trop occupée avec son sarcasme. « Lucky ? You call this lucky ? What life ? I’m nothing without my computer. It’s all I have. It’s all I’ve ever known. » Pleurer, elle ? Bah, peut-être une fois chez elle, quand elle fouterait le bordel, enragée par tout ça. « With this, you can basically spy on me every minute and stop me from ever accessing a computer. I don’t see why I should train or work with you, since you already have control over everything I do. » Plus oblige de venir se tuer à donner des coups de poings sur le punching bag. Ils l’avaient déjà dans une prison, quoique plus … à aire ouverte. « But you’re right, I could get my life back, and sleep all day, since there wouldn’t be anything interesting to do. Not a bad thing after all. More time to stay in bed. » Le prendre au jeu, lui faire voir que sa volonté n’était pas tout à fait à la bonne place.


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MessageSujet: Re: the first few steps are always the hardest [SkyeWard] Dim 11 Fév - 9:01



« It won’t help me get closer to a computer. I’ll be stuck doing boring things all day, like watching stupid videos about cats and people being complete idiots. [...] How will I talk to them, if I have that thing stuck on my wrist ? » Ce qui était presque ironique, qui l'était à vrai dire alors que si elle s'était contentée de regarder de stupides vidéos à propos de chat, de personnes idiotes elle n'en serait arrivée là. Des lignes qu'elle avait franchi, qu'elle n'aurait dû. Et autant que là elle n'était que considérée comme une criminelle, il ne restait pas moins que ses compétences pouvaient être comparés avec des pépites d'or. Manquant de lui demander pourquoi ils n'étaient pas là, s'ils étaient comme elle disait ses amis. Le fait de s'être fait piégé par les forces de l'ordre ne devrait pas être un problème mais pourtant il n'y avait personne en vue. Outre le fait qu'elle ne les avait convié, ne les avait appelé, là n'était qu'une preuve supplémentaire à mes yeux qu'elle savait au fond d'elle que ce n'était pas réellement ses amis. Du moins ce n'était que ce que je pouvais que penser, n'insistant toutefois pas alors que tandis qu'elle reprenait la parole mon regard ne pouvait que dévier sur son poignet. « Too many secrets, sorry. » « We all have skeletons. » Les secrets qui étaient synonymes de vivre, qui étaient plus ou moins gros. Mais cela ne faisait aucun doute que tout le monde avait des secrets. Des secrets qui n'étaient pas partagés comme cela, sans quoi ils perdraient toute leur importance. Alors ils ne seraient plus rien que des mots dans le vente. Des secrets qu'elle avait aussi, que je n'avais simplement pas percé à jour. Son visage qui me suffisait pour en avoir la preuve, alors qu'il y avait en effet d'autres secrets que la brunette cachait. N'ayant juste pas encore déterminé leur niveau de dangerosité ou d'importance.

Et ces secrets n'étaient qu'une petite raison en plus qui faisait qu'elle ne pouvait être totalement libre de ses mouvements. Un protocole que je suivais simplement en referment le bracelet contre son poignet à l'instant où elle ne s'y attendait pas. L'ambiance autant un plus pour assurer cette seconde de distraction. Que des tours de passe-passe qu'elle ne connaissait pas encore, qu'elle apprendrait peut être. « Shit! » Et ne pouvant qu'observer sa réaction alors qu'elle tentait d'enlever l'artefact technologique. Ne pouvant l'enlever sans moi. Ce qu'elle n'avait encore compris même si mes paroles n'avaient été que très clair. Me ne tentant pas de la dissuader d'essayer alors que reprenant la parole, ce ne fut quel calmement que j'avalais une gorgée de café. « Lucky ? You call this lucky ? What life ? I’m nothing without my computer. It’s all I have. It’s all I’ve ever known. » Levant les yeux au ciel. Si dramatique. Comme si une vie ne pouvait que tourner autour des ordinateurs. N'ayant jamais compris cette passion à la différence de la volonté de ressentir l'adrénaline dans mes veines. Accro à l'adrénaline en effet bien plus que je ne le serai jamais pour les ordinateurs mais pas au point de voir ma vie ne tournait qu'autour de cela. « With this, you can basically spy on me every minute and stop me from ever accessing a computer. I don’t see why I should train or work with you, since you already have control over everything I do. » Le plan qui était en effet cela alors que chacun de ses mouvements serait espionné, et pourtant que jouant avec le feu en lui rappelant aussitôt qu'elle avait toujours l'entraînement auquel elle devait aller. « But you’re right, I could get my life back, and sleep all day, since there wouldn’t be anything interesting to do. Not a bad thing after all. More time to stay in bed. » « Sure, if you prefer spend your life in your new bed, in your cell. You accepted the deal, remember. You're free but you train and you wear this. » Des conditions pas si explicites sur le moment mais qu'elle n'avait pas moins acceptée. Mais certes comme toujours je n'avais pu que modifier les règles du jeu, des cartes dans la main à mon avantage. Toujours un tour d'avance. Ce qu'elle ne savait pas alors que ce n'était pas la première fois que certains étaient tournés pour devenir des atouts pour l'organisation. Ce que j'avais tout simplement fait à elle ne lui laissant plus le choix désormais que d'accepter sa nouvelle condition de vie ou de passer un long moment à l'ombre. Et Jessica qui ne pouvait que revenir, ayant été attirée par les brouhahas de voix. « Is everything alright ? » « Everything is alright. » Mon regard qui s'attardait un éclat de secondes sur Skye avant de reporter mon attention sur la jeune femme, lui adressant un sourire avant qu'elle n'en vienne qu'à s'éloigner de nouveau. Et sortant de mon porte-feuilles des billets que je m'apprêtais à jeter sur la table pour payer nos consommation. « Tomorrow, 5 am, same place. » Comme si la conversation était terminée, pourtant cela n'était pas vraiment comme si j'avais envie qu'elle se termine. Un petit pincement à l'endroit où se trouvait mon coeur alors que malgré la tournure de la conversation, une petite part de ma personne ne pouvait qu'apprécier qu'elle soit là.





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MessageSujet: Re: the first few steps are always the hardest [SkyeWard] Lun 12 Fév - 18:34




Il est vrai, Skye ne s’était pas contenté d’écouter des vidéos de ce genre, autrement, elle ne se retrouverait pas en si mauvaise posture. La justice pour tous, ou du moins, une version de celle-ci, fut ce qui la guida vers … eh bien vers la catastrophe actuelle. Pas du tout effrayée par les mauvaises tournures qu’engendrerait le piratage de système du gouvernement justement parce qu’elle était sûre et certaine de ne jamais se faire prendre. Toujours à l’affût du danger, protégeant sa localisation précieusement. Un faux pas, un moment d’inattention … ça, ou alors un agent double se trouvait parmi le Rising Tide. Et voilà que tout est parti en vrille et que maintenant, elle devait non seulement venir s’entraîner quotidiennement, mais en plus, elle porterait un bracelet qui la limiterait dans ses accès à tout poste informatique. Ne plus avoir ce contact avec le monde du web signifiait qu’elle perdrait une grande partie de sa vie. Les seules bribes de contact qu’elle faisait avec d’autres personnes … inexistantes à partir de ce moment. Une amitié particulière que peu comprendraient. La réalité de son mode de vie qui l’empêchait de discuter trop ouvertement avec quiconque. Des amis, en quelque sorte, car ils se parlaient toujours très directement, presque de façon trop crue. Pas de soucis pour la vie de chacun, si ce n’était de la société en général. Des critiques, des idées de changement … mais jamais de temps pour demander la météo ou encore l’humeur de chacun. Une façon étrange de communiquer, mais c’est ce qui permettait à la brunette de se sentir inclue dans une conversation. « I have my own reasons not to trust the agency. You wouldn’t understand anyway. » L’identité de ses parents, cachée dans l’une des voûtes de l’immense stockage de la CIA. L’immense besoin que de trouver ces réponses, et ce, au détriment de sa vie, de sa liberté. Tout, dans sa carrière d’hackeuse, ne fit que la rapprocher de ce moment, où elle les retrouverait, où elle pourrait, qui sait, les revoir. Un mince espoir qui la poussa à continuer, malgré certaines envies de déguerpir, parfois.

Malheureusement, les dés étaient déjà jetés, Peu importe ce qu’elle lui disait, il se tint ferme. Un protocole à suivre et des ordres qu’il n’hésita pas à appliquer, en refermant le bracelet sur son poignet, alors qu’elle était distraite. La surprise, puis la frustration, pendant qu’elle essayait tant bien que mal de s’en défaire. Ward qui ne sourcilla même pas, riant probablement de sa parfaite stupidité, alors qu’une telle agence ne ferait pas en sorte de créer une telle faille. Trop facile, et surtout, pas très utile pour eux. « No need to roll your eyes ! I know it sounds extreme, when I say it, but it’s true. Social interactions are weird and they don’t really help with anything. Nowadays, you can do everything in the confort of your own house. So why bother going out ? It’s not like people are worth it. » Toujours accrochée à cette aversion pour le contact avec le public, défaut que très peu comprenaient. Même Ward la jugeait assez facilement. Mais ce n’est pas comme si elle connut des gens valant vraiment la peine pour qu’elle se démène et change de perception. Bon, il y avait les sœurs … sauf qu’elle ne se voyait pas vivre là éternellement. Pour le reste, elle apprit avec le temps qu’il fallait mieux ne pas s’accrocher aux gens. Il y aurait toujours cette déception, en fin de route.  

« But I’m not really free. Yeah, sure, I’m not in a cell, but it’s as if. You keep an eye on me when I’m here, and then others do the same when I’m at home. » Le cappuccino lui donnant soudainement moins envie. Des journées passées à faire quoi, maintenant ? Ce n’est pas comme si elle avait d’autres activités qui l’attendaient, une fois chez elle. Plus le droit de s’approcher d’un ordinateur, pas le droit de sortir du pays … oh la joie que le temps devant elle pour se morfondre toute la journée! Et voilà que, pendant ces pensées très peu réconfortantes, la serveuse revint faire son tour, sûrement alertée par le ton de voix de la conversation. Si ça allait ? Oh, elle ne s’en doutait pas, de la merde qui venait de retomber sur le dos de la brunette. Le silence qui s’établit, préférant se taire, pendant que l’agent lui indiqua qu’il n’y avait pas de problème, l’incitant ainsi à s’éloigner. Ward sortit ensuite son portefeuille, prêt à payer les frais de leurs deux boissons, informant Skye qu’il l’attendrait à 5 am demain, au même endroit. C’était … déjà terminé ? Oh. Se serait-elle avoué un peu trop agressive dans ses réponses ? Ce n’était pas ses plans, juste une mauvaise habitude. La preuve que son côté social se terrait, caché dans les profondeurs du néant. « Wait. » Sa main qui se posa sur son bras. Par instinct, comme lorsqu’elle voulu retenir la toute dernière mère adoptive, quand celle-ci lui dit ne pas avoir assez d’argent pour subsister au bien de ses propres enfants. « It’s not even 1 pm. What … what am I suppose to do, for the rest of the day ? » Lui posant une telle question, elle avouait ainsi une des raisons pourquoi elle détestait l’idée de devoir porter le bracelet. L’étendue de toute une journée, d’au moins 10h sans savoir quoi faire pour passer le temps. Et peut-être aussi un léger vide, en sachant qu’il partait et qu’elle ne le reverrait que le lendemain.


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MessageSujet: Re: the first few steps are always the hardest [SkyeWard] Lun 12 Fév - 20:57



« I have my own reasons not to trust the agency. You wouldn’t understand anyway. » « You won't know unless you try. » Peut-être aussi là une invitation invisible pour qu'elle s'ouvre un peu plus. Une occasion que je lui offrais même si je n'avais jamais été forcément celui qui était le plus attentionné pour ce genre de discussion. N'ayant jamais été du genre à me perdre avec les mots si ce n'était à agir. Les spécialistes ou ces agents qui étaient créés du même caviar, du même moule au sein de la CIA avaient surtout tendance à agir en solitaire. Des missions à exécutés à haut risque qui se déroulaient peu souvent en groupe. Pour autant cela ne voulait pas dire qu'un petit groupe s'était constitué. Une rencontre qui avait changé la donné. Victoria Hand qui avait changé la donne en m'offrant une opportunité, en me donnant un objectif. N'ayant pu que sauté sur l'occasion alors que peu à peu les années d'entraînements passées avaient rompu cette carapace qui s'était créée. Certes cette carapace était restée mais j'étais devenu un autre homme, apprenant à contrôler mes peurs. Comprenant aussi que pas toutes les personnes n'étaient comme Christian ou mes parents pour ainsi dire. Des perspectives de vie qui se modifiaient. Des perspectives qui évoluaient alors que je n'étais plus ce même garçon. Ayant bel et bien évolué alors que malgré tout, malgré cet aspect solitaire que j'appréciai, un petit groupe s'était constitué. L'alcool et ce plaisir à ressentir l'adrénaline courir dans nos veines aidant surtout. Bien qu'il était autant certain que je n'étais celui vers lequel on se tournait pour se confier, ne faisant pas dans les gestes d'attentions forcément en particulier. Pour autant aussi simplement qu'il soit, je lui proposais de se confier sur les secrets qu'elle portait. Un fardeau qui reposait sur ses épaules. Ce qui n'était pas rien alors que je ne ferai sans doute de même. Sachant à vrai dire que cela ne serait le cas, et pourtant c'était ce que je venais de lui proposer de faire. Lui proposant de se mettre dans un sens nu, de dévoiler sa vulnérabilité en reposant ses secrets entre mes mains. Un enjeu où la confiance était là. Et peut-être que je ne pouvais que tenter de me dire avant tout que je lui posais la question pour savoir. Des secrets que je savais que je ferai mieux de neutraliser si je voulais devenir à temps plein son officier supérieur.

Mais à vrai dire sur ce sujet là aussi, rien n'étant certain. La jeune femme ne sachant pas encore que bientôt elle ne serait plus libre de ses mouvements et ne pouvant que lever les yeux vers le ciel. Si dramatique alors qu'il était certain que dans ma tête il y avait bien de meilleures distractions que les ordinateurs. « No need to roll your eyes ! I know it sounds extreme, when I say it, but it’s true. Social interactions are weird and they don’t really help with anything. Nowadays, you can do everything in the confort of your own house. So why bother going out ? It’s not like people are worth it. » Et si je pouvais prétendre que le tout était dramatique, il ne restait pas moins qu'une voix me soufflait dans mon esprit que j'avais autant connu ce sentiment. Ayant connu ce sentiment quand il fallait de force prendre part aux galas et autres mondanités en tout genre organisés par mes parents. Mondanités que j'avais détesté que je détestais toujours autant que tout ce qui avait trait de proche ou de loin à ma famille. A vrai dire les seuls qui étaient exclus et face auquel je ne ressentais pas cette soudaine colère, cet arrière-goût d'amertume avaient toujours été Thomas, Lily et Gramzy. Une liste qui ne changeait pas, qui était réduite. Néanmoins je n'étais pas si strict à ce propos, et la jeune femme qui me donnait autant d'informations sur elle sans s'en rendre forcément compte. Un manque de confiance qui était là alors qu'elle se dévoilait bel et bien. Ce sentiment trahison que tôt ou tard chaque individu connaissait, et qu'elle avait connu même si je ne pouvais que me douter que cela n'avait d'autant trait à son passé, à son temps passé à l'orphelinat, au fait que ses parents l'avaient abandonné. Un passé qui n'était pas forcément des plus agréables, qui pouvait être lourd de conséquences, qui ne l'était que trop souvent. Et pas moins je ne pouvais qu'aller contre cette logique alors que la vie m'avait autant prouvé le contraire, que le passé ne nous déterminait pas au contraire de nos choix. « Maybe you just didn't meet the right person yet. »

Un bracelet qui ne se refermait pas moins sur son poignet. N'ayant jamais eu le choix en effet alors que ses mouvements seraient bel et bien surveillés tant qu'elle n'aurait pas acquis ma confiance si ce n'était la confiance de la CIA. Etant pas moins libre. « But I’m not really free. Yeah, sure, I’m not in a cell, but it’s as if. You keep an eye on me when I’m here, and then others do the same when I’m at home. » Une liberté qui était toujours une notion abstraite. Libre je l'avais été mais ayant autant vécu en enfer. Certains disaient pas moins que l'enfer était pavé de bonnes intentions. Ce qui pouvait être autant vrai alors que ce j'avais vécu ne m'avait au final pas détruit, même si une part de moi restait en effet morcelée malgré les séances de thérapie auquel j'étais obligé d'aller. Doutant que ceci puisse être comparable même si chacun avait une notion différente de son enfer personnel. Et une conversation qui ne pourrait que tourner en rond auquel je mettais fin en balançant des billets sans la table, non sans lui annoncer que l'on se retrouverait demain. Un regard qui ne se reposait pas sur elle alors que je faisais un pas de côté. Et sa main qui se posait sur mon bras. Electrochoc. Ou un foutu frisson qui remontait le long de mon dos. « Wait. » Mon regard qui se posait sur elle, transperçant. Presque vibrant face à l'impact de ses mots, qui avaient bel et bien eu un impact. Et si les contacts physiques n'étaient qu'en général brisés rapidement, celui-ci ne le fut alors que mon attention était reporté sur elle. Sa voix qui résonnait alors, incertaine. « It’s not even 1 pm. What … what am I suppose to do, for the rest of the day ? » Ayant presque pu en sourire alors qu'autant que possible, elle ne se dévoilait que de nouveau un plus. Pourtant une réponse que je n'avais pour elle alors qu'à sa différence ma journée n'était pas terminée. « 'dont know, whatever you want. »





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MessageSujet: Re: the first few steps are always the hardest [SkyeWard] Mar 13 Fév - 6:04




Une porte ouverte vers ce qui lui manquait. La confiance. Il lui tendait la main, l’invitant à prouver différemment, à lui parler de ce qui l’empêchait de détruire ce mur la séparant probablement d’une vie différente. Un chemin qu’elle n’avait jamais emporté avant, sa première pensée toujours dirigée vers sa survie. L’hésitation à accorder ses secrets à qui que ce soit, et encore moins celui qu’elle traînait avec elle, littéralement. Un risque, que de lui glisser un seul mot à propos de ses recherches, de peur qu’on ne ruine toute ses chances. « You’ve followed protocol up until now, and if I reveal some of my secrets now, you will report them to your superiors. Where’s the trust then ? » Des années de piratage intensif, juste sous les yeux de la CIA, sans qu’ils ne s’en rendent compte, pour finalement tout révéler à Ward ? Certes, cela signifierait qu’elle faisait des efforts, qu’elle désirait réellement prendre un parcours différent. Sauf qu’en lui parlant d’un tel sujet, elle se mettait également à risque de perdre le brin de confiance qui commençait à se former, entre elle et lui. Sacrifier ses recherches, ce qui lui donna la force de ne pas jamais laisser tomber ? Ou alors préféré le silence, la tension qui resterait présente dans la plus grande partie de ses entraînements ? Un choix pas si facile à faire, mais une nécessité de croire en sa bienfaisance, au final. « I … well, you must already know that it wasn’t my first time hacking the CIA. But it wasn’t intentional the first time. I had to find out who my family was, and while I was researching online, I found a file. A decrypted file from this same agency. Nothing else but that. It's the one thing that I wanted for so long, and even thought I’ve been able to go around so many different systems, I can’t find the original file. » Voilà, c’était dit. Enfin, presque tout. Elle omettait de parler de la clé USB à son cou, informations qu’elle gardait si précieusement.

D’un certain point de vue, Skye ressentait de la jalousie envers tout ces gens capable de communiquer si facilement avec le public, de s’y donner à cœur joie sans jamais douter de leurs intentions. Vivre sans cette impression de trahison imminente, sans ces pensées subsistantes que la personne devant soi vous laissera derrière, à un moment ou à un autre, c’est un don, une bénédiction. Les sœurs qui lui répétaient, vers la fin de son séjour à l’orphelinat, de regarder le monde sous un autre œil, de changer de perspective, car son chemin n’était pas que sombre … elles s’étaient trompées, du moins jusqu’ici. Et à qui la faute ? À elle. Aucun doute là-dessus. N’ayant pas fait d’effort pour s’intégrer un peu plus à la société, préférant le confort de la maison aux sorties quotidiennes, que ce soit au supermarché ou au parc. Aucune raison de mettre le pied dehors, vu son manque d’entrain. Et voilà que l’agent en rajoutait, affirmant qu’elle n’avait tout simplement pas rencontrer la bonne personne. Son regard qui, perdu, se remémorait un temps différent, où elle n’était pas si agressive ni renfermée. Une part de sa personnalité qui s’estompa, mais pourtant, ce brin d’espoir brillait toujours. « May..maybe. » Pas si affirmé, mais un début. Une vérité qui s’affichait juste devant ses yeux. Et si … et si c’était justement lui, la personne qu’elle devait rencontrer ? Le destin voulait-il qu’elle apprenne de ses erreurs et croise le chemin de Ward ? Il était réellement le seul qui la connaissait le moindrement. « I.. I don’t know. » Revenir sur ses pensées, comme si elle n’était plus sûre de rien. Était-ce le cœur ou la raison, qui parlait ?

Plus les secondes passaient, avec ce bracelet en place, et plus elle se rendait compte de l’offre qu’elle accepta. Sa vie privée qui prendrait un coup, la seule réelle passion qui disparaîtrait, le temps qu’elle puisse gravir les échelons et démontrer ses bonnes intentions. Un changement si dramatique, ce n’était pas quelque chose de facile. Pour quelqu’un voulant prendre un nouveau tournant, il était suivi d’un spécialiste! On ne lui enfilait pas un truc pareil, en l’obligeant à venir constamment s’entraîner. Pas une liberté, si ce n’était qu’on lui tordait le bras pour qu’elle échange son ancienne vie pour une nouvelle. Utiliser son passé comme excuse ne suffirait plus. Les échanges agressifs n’aideraient en rien. Il n’y avait qu’une seule direction, celle de la rédemption. Revoir ses actes, se questionner sur ses décisions avant de subir le changement, comme bien des gens. Un tunnel dont la lumière, tout au fond, ne saurait la guider. Suivre Ward, la seule solution mais aussi un problème, vu qu’il était à la fois la source de sa rage, le fruit de son désarroi actuel, mais aussi la seule personne lui parlant comme un être humain, comme quelqu’un ayant toujours cette possibilité d’une meilleure vie. Oh, la terreur que de se savoir plus libre et plus coincée. Quoi faire, maintenant qu’elle ne pouvait plus toucher à un seul outil informatique ? Son appartement en était plein, c’était son passe-temps, la seule chose qui lui permettait de ne pas se morfondre ni de trop songer à tout le reste. Oui, c’était exactement le même effet que pour les drogues chez un drogué et de l’alcool pour un alcoolique. Un besoin de lui demander ce qu’elle devrait faire, alors qu’il s’apprêtait à partir. « Wha..tever I want. It’s … it’s too vague. I’m … » Non. Qu’elle n’en vienne pas à ça! Elle ne s’était pas autorisée à verser une seule larme, et ce, même quand il lui mit la pression, dans cette foutue salle d’interrogatoire. Pas maintenant. Elle était bien plus forte. Ou … ou pas. Était-ce vraiment ça, que l’effet d’être en contact avec du monde pour la première fois depuis plusieurs années? « I’m scar… scared. It’s not … it’s not normal, I know. But this … people here, they’re all looking. I can’t. Wha… whatever you wants … it means go… going home again. » Ses mains, pour la première fois tremblantes, montraient réellement que sa terreur résidait dans ce contact si banal pour tout le monde. Elle essuya maladroitement les quelques minuscules larmoiements qui se formaient. « You’re probably laughing right now. But when you’ll read my file from the orphanate, you’ll see what the last few years were like. Let’s just say that it took more than one sister to get me out of that room. » Buvant finalement le reste de son cappuccino, puis se levant à son tour. « Which .. which way is it to the parking lot, again ? » Plus un mot, cette dernière phrase dite sur un ton très froid. Elle ne s’était jamais révélée dans tout ces états devant qui que ce soit. Une fierté que se montrer plus forte qu’elle ne l’était.  


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MessageSujet: Re: the first few steps are always the hardest [SkyeWard] Jeu 15 Fév - 11:15



« You’ve followed protocol up until now, and if I reveal some of my secrets now, you will report them to your superiors. Where’s the trust then ? » « Depends of what secrets you're hiding... » Ceux insignifiants n'avaient pas d'importance, ce qui m'intéressait plus était de savoir ce qu'elle cachait. Leur dangerosité qui pouvait être à prendre en considération mais sans cela il arrivait que l'organisation n'ait pas besoin de tout savoir. Une implacable vérité alors que tout n'était pas dit même si comme les autres je ne pouvais que suivre les ordres données et en répondre devant mes supérieurs. Mais là de nouveau je ne suivais pas totalement le protocole concernant la jeune femme alors que je n'étais pas encore passé par les canaux officiels, ce que je ne devrais pas moins tarder à faire. Et finalement à ma plus grande surprise, elle se confia, s'ouvrant un petit plus ou même s'ouvrant totalement. Et mon regard qui était posé sur elle attentivement alors qu'elle prenait la parole. « I … well, you must already know that it wasn’t my first time hacking the CIA. But it wasn’t intentional the first time. [...] Nothing else but that. It's the one thing that I wanted for so long, and even thought I’ve been able to go around so many different systems, I can’t find the original file. » Ce que je savais en effet alors que là n'était la première fois qu'elle s'attaquait à ces dossiers classifiés. Et si mon visage ne trahit aucune émotion, il ne restait pas moins que je pouvais prendre le temps de digérer cette information. La recherche de membres de sa famille. Si elle tentait de les retrouver, cela n'était mon cas alors que je n'avais pu que tenter d'échapper à la pression de certain d'entre eux. Pouvant toutefois comprendre ce désir qu'elle avait de vouloir trouver ce lien, de pouvoir espérer mieux. Et si elle avait trouvé qu'un dossier classifié, je ne pouvais que me doutais que je ne pourrai pas non plus y accéder. Toutefois cela ne pouvait pas dire que je ne pouvais pas tenter de voir ce que j'avais trouvé alors qu'en effet je n'étais qu'intrigué. « I will try to find something then. » Ne lui promettant rien même si je pouvais en effet tenté d'en savoir plus. Je pouvais en effet tenté de savoir ce qu'il en était réellement, même si je ne pouvais que rester figer sur place en l'observant.

Mais pour autant si je ne pouvais que tenter de vouloir l'aider, il ne restait pas moins que je ne pus que la congédier. Ce que je fis en effet alors que j'arrêtai cette conversation après m'être assuré que cet artefact la suivrait où elle allait. Ne pouvant que lui rappeler pas moins que je l'attendrai demain et pourtant autant que je ne pouvais que commencer à m'éloigner, je n'en vins qu'à me retourner alors qu'elle posait son bras sur mon poignet. Tentant de faire comme si de rien n'était. Et ne pouvant que lui dire qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait, étant libre de sa journée pour le moment. Et pouvant autant voir ce pli d'inquiétude se dessinait sur son visage. « Wha..tever I want. It’s … it’s too vague. I’m … » Mon regard qui se posait sur elle alors qu'elle reprenait la parole. Différente facette, plus vulnérable. « I’m scar… scared. It’s not … it’s not normal, I know. But this … people here, they’re all looking. I can’t. Wha… whatever you wants … it means go… going home again. » « You can go to your home yes, or to the beach, eat pancakes.. » Que des propositions supplémentaires même si elle semblait à cet instant totalement perdue comme si tout son monde s'était écroulé. Ce qui n'était pourtant le cas. « You’re probably laughing right now. But when you’ll read my file from the orphanate, you’ll see what the last few years were like. Let’s just say that it took more than one sister to get me out of that room. » Ayant en effet lu son dossier. Un passé compliqué, ressemblant sur certains points au mien mais pas totalement non plus alors que certains faits étaient différents. Des larmes qu'elle essuyait rapidement alors qu'elle en avait des difficultés à faire confiance à d'autres personnes. Et touché à vrai dire. Pourtant un ton plus froid qu'elle usait alors qu'elle reprenait la parole, pour cacher cet instant, redevenant cette jeune fille au tempérament fougueux que j'avais entrevu. Ce qui était sans doute autant impressionnant alors qu'elle sautait d'une émotion à l'autre bien d'une autre manière différente que celle que j'usais. « Which .. which way is it to the parking lot, again ? » Et la regardant se lever. Cet instant d'hésitation. Comme le désir de la retenir alors que je me retrouvais à lui jeter un coup d'oeil. Des dossiers à remplir. Et pourtant ce désir de ne pas la laisser dans cet état. « Wait. » Les rôles qui s'inversaient. « You can follow me for the rest of the day. »





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MessageSujet: Re: the first few steps are always the hardest [SkyeWard] Ven 16 Fév - 6:24




De lui confier toutes les attaques précédentes et lui dire tous les mots de passe ou techniques utilisées par le Rising Tide, ce n’était pas nécessairement une priorité pour elle. À vrai dire, elle espérait encore qu’on ne lui pose pas trop de questions à ce sujet, quoiqu’il ne serait tardé, vu que la brunette devait encore prouver son changement de camp. Par contre, lorsque cela touchait sa vie privée, elle se refermait plus vite qu’une coquille, toujours parée à ce qu’on vienne s’en prendre à son point faible. Pas étonnant, donc, qu’elle hésite à en parler à l’homme qui, jusqu’à maintenant, n’a fait que suivre les ordres qu’on lui donna. C’est qu’elle parcourut plus d’une agence, brisant ainsi plusieurs lois et ruinant, au passage, des systèmes informatiques supposément sécurisés. Rien à foutre. Son but à atteindre n’avait pas de prix. Il valait à ses yeux plus que n’importe quelle pierre précieuse. Quand on a une famille qui vous aime, qui vous encourage, on a tout. De base, dans ce cas, elle n’avait rien. Mais en y repensant bien, … n’était-elle pas aussi solitaire justement parce qu’elle refusait de croire que les gens ne se ressemblaient pas tous, que certains avaient de bonnes intentions ? En tout cas, Ward semblait vouloir en savoir plus, sur ces secrets. Oh, elle ne les lui dirait pas tous. Ça ne veut cependant pas dire qu’elle se tairait complètement. Il fallait qu’elle puisse croire que son officier supérieur soit quelqu’un de confiance.

À partir de cette déduction, elle prit la décision d’avouer la nature de ses dernières recherches, omettant d’avoir transgresser en allant sur les sites de plusieurs agences étrangères. Ouf, un poids de moins sur ses épaules. Un certain soulagement, oui, sauf dans le regard qu’il lui lançait. Statique. Pas une seule pointe d’émotion. Qu’est-ce qu’il pouvait bien penser, en ce moment ? Pourquoi garder ce masque impassible ? Peut-être pensait-il à une manière de lui annoncer qu’il ne pouvait rien faire ? Ou alors que ses supérieurs devraient être mis au courant ? Pourquoi tant de silence ? La chance qu’il eût de ne pas se poser mille et une question! Quant à Skye, la pauvre ne cessait de se tourmenter avec les différentes possibilités d’une telle révélation. La phrase de l’agent vint mettre un terme au tourment de la brunette. Il ferait des recherches. S’attendant à ce qu’il sorte quelque chose d’autre, la jeune femme cligna quelques fois des yeux, étonnée de le savoir prêt à l’aider. « Thank you. » Très simple, c’est vrai, mais son ton de voix était devenu plus paisible, en lui répondant. L’espoir de se savoir un peu plus près de la vérité et de pouvoir un jour, qui sait, connaître l’identité de ses parents. Leur en vouloir ? Non. Ils devaient avoir leurs raisons, quoiqu’elle aimerait comprendre pourquoi. Ce qu’elle désirait vraiment, c’était de pouvoir leur parler, garder contact et faire parti de leur vie. Ainsi, elle se rapprochait de cette vie plus … plus normale de laquelle elle rêvait.

La fin abrupte de la conversation, maintenant qu’elle repartait avec un bracelet au poignet. Un moyen de plus pour la surveiller de près. Une certaine envie de crier, d’envoyer balader la CIA, mais l’impossibilité de le faire, vu qu’elle avait accepté l’offre de Ward. Un euphémisme, que de dire liberté. Ses habitudes d’hackeuse devraient changées, oui, mais également sa routine. Le matin, elle devrait se présenter à l’entraînement. Ensuite ? Le néant. Ne s’étant aucunement habituée à sortir. Envisager un mode de vie beaucoup plus social la rendit nerveuse. Si bien que, par pur instinct, elle saisit le bras de l’agent, afin qu’il ne parte pas. Elle lui demanda quoi faire, mais la nature trop vague de sa réponse ne fit que répandre du feu sur les flammes, provoquant une perte de contrôle de ses émotions. Oh, c’est qu’elle essaya de se contenir, mais la terreur qu’apportait ce revirement laissa transparaître une nouvelle facette d’elle. Une vulnérabilité inattendue pour l’agent, c’est sûr. Et même s’il essaya de trouver d’autre idées, celles-ci ne suffirent pas à la convaincre qu’il n’en valait pas le coup de paniquer de la sorte. « I dream of going to… to the beach. But there’s always a lot of people. Too … busy. And I don’t know any places where you can … eat pancakes. I prefer delivery, I … I never go out. » La peur que de devoir se retrouver dans un restaurant bondé ou que le serveur n’attende qu’elle fasse un choix. Cette foutue impression que quelqu’un la regarde elle, et peut-être aussi sa commande. Vu tous ces soucis, mieux valait rester à la maison, regarder paisiblement la télé. Et puis bon, elle économisait niveau sortie, c’était déjà pas mal! Tenter de se détendre grâce à des blagues; une mauvaise idée, au départ, mais qui résultat, en fin de compte, lorsqu’elle décida de couper court à ce moment bien trop émotif. Des questions rationnelles, question de ne pas se remettre dans un tel état. Prête à quitter, à probablement passer le reste de sa soirée sous la couette. Pourquoi … attendre ? Il avait bien donné rendez-vous demain. Surprise, elle l’écouta, alors qu’il l’autorisa à le suivre pour le restant de la journée. « I shouldn’t you have things to do and go through files I shouldn’t see. » Plus bas que même les employés de nettoyage. En soi, une intruse dans une fourmilière. Sauf qu’elle ne voulait pas partir. Était-ce seulement à cause de l’incertitude de sa journée ? Certainement pas. Il y avait ce désir, cette pointe d’attachement qui s’étalait, maintenant. Elle voulait rester avec lui. « But … but if you don’t mind, then yes, I’ll follow you. » Pas tant de sourire, non, mais ses yeux en disaient long sur la gratitude qu’elle avait, pour qu’il ne la laisse pas tomber, alors qu’elle se démenait avec ses problèmes personnels.


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MessageSujet: Re: the first few steps are always the hardest [SkyeWard] Ven 16 Fév - 22:19



Sans doute que si cela aurait été une autre personne, depuis longtemps une réplique sarcastique n'aurait pu fusé, mais pas à cet instant. Ne pouvant juste être que froideur et glace alors qu'à cet instant elle n'était que vulnérabilité. Une touche de délicatesse et presque le désir de la prendre entre mes bras. Ce que je ne fis pas. Là n'étant pas ma place. Trop de barrière encore pourtant cela n'était pas comme si cette petite pointe de tentation n'était pas là, étrangement ou pas si étrangement à vrai dire. Non pas qu'il n'y avait pas cette certaine attraction qui existait depuis le début depuis cette rencontre. En faisant qu'abstraction pourtant ou presque alors que je ne pouvais que tenter de lui fournir des idées. Des endroits où je serai capable d'aller bien que surtout dès lors d'un moment creux je ne pouvais qu'aller courir pour me vider la tête. L'un des meilleurs moyens. Un plaisir autant que celui de ressentir l'adrénaline courir dans mes veines. « I dream of going to… to the beach. But there’s always a lot of people. Too … busy. And I don’t know any places where you can … eat pancakes. I prefer delivery, I … I never go out. » « You're suffering from misanthropy don't you ? » N'ayant pas pensé à cela même s'il restait pour autant vrai que la peur des autres existait. Pourtant elle était bien là ici, ayant pu traversé la rue sans semblant souffrir aucun signe. Et qu'une difficulté que je pouvais imaginer s'installer si c'était le cas, si elle souffrait de cette phobie ou peut-être de claustrophobie. Me demandant si c'était le cas, ce que pourrait révéler les examens psychologiques qu'elle devrait passer si elle devait en passer. Pas tout le monde ne pouvant passer au-delà de la thérapie même si ce fait n'était pas forcément le plus appréciable à dire. Un fait que personne ne savait alors que chaque séance n'était qu'un moment de torture à passer. Toujours pas habitué à aller là-bas, devoir parler de moi. Ayant toujours détesté ce moment et pourtant selon le psy toujours de la matière sur laquelle je devais travailler. Prenant une respiration alors que je reportais mon regard plus loin alors qu'elle était autant tentée de s'éloigner et de franchir cette porte. Tentée de la retenir et de ne pas la laisser dans cet état. Me rendant compte que je ne comptais à vrai dire la laisser seule au coeur de cette journée même si je ne pouvais que lui proposer certes avec une certaine hésitation de me suivre à mon bureau. Une proposition que je lui faisais à vrai dire bel et bien en l'invitant à me suivre le restant de la journée. « I shouldn’t you have things to do and go through files I shouldn’t see. » Un point certes auquel je n'avais pas pensé, mais ne comptant pas à vrai dire lui permettre de rester trop près de certains dossiers. Toujours cette nécessité de garder une pointe de sécurité. « You won't. Not now. » Toujours ce même protocole à suivre même si par là, un moyen me serait autant permis de lui faire un tour de la propriété et de tenter de lui trouver un bureau. « But … but if you don’t mind, then yes, I’ll follow you. » Hochant la tête avant de lui faire signe de me suivre sans ajouter un mot de plus alors que mes pensées tournoyaient dans mon esprit.

Une rue rapidement franchie de nouveau. Une porte franchie de nouveau, passant en travers la procédure de sécurité avant de continuer à avancer, lui faisant signe de me suivre. Jetant au passage un coup d'oeil à l'horloge qui se trouvait non loin de là. « I'm going to show you my office and maybe others services... » Ne pouvant que réfléchir à d'autres éléments, pensant en effet lui montrer rapidement le département des scientifiques mais aussi des informaticiens, bien que ce rappel ne pourrait être que cruel alors qu'elle n'avait désormais plus la possibilité d'accéder aux ordinateurs pour le moment. Appuyant sur le bouton de l'ascenseur. Certes la facilité aussi de prendre les escaliers, ce qui irait plus vite mais bientôt le dong ne tarda à retentir. Un flot d'agents qui ne tarda à en sortir, se mélangeant. Toutes tailles. Toutes silhouettes. Certains qui portaient les blouses blanches distinctives, certains chaussés avec grâce et classe, d'autres des lunettes collés au visage leur donnant une silhouette d'intellectuel. Et bien entendu il y avait ceux qui taillaient comme des rocs qui pouvaient travailler non seulement en tant que mécanicien mais aussi certains qui étaient des collègues. Un hochement de tête bien que rapidement mon regard n'avait pu que se poser sur Skye pour évaluer sa réaction, manquant de prendre sa main pour l'entraîner à ma suite. Geste qui ne fut fait alors que je me contentais de lui faire signe d'avancer. Les portes de l'ascenseur qui ne tardaient à se fermer. Seuls à l'intérieur. Et un ascenseur qui ne pouvait que s'élever plus haut vers les étages supérieurs dont ceux situés le plus en haut. Quelques secondes de silence et soudain un grisaillement. Vombrissement sourd avant que l'ascenseur ne s'arrête tout simplement. En panne. Manquant de soupirer. Et un regard qui se posait de nouveau sur elle trop rapidement. « Are you claustrophobic ? »




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MessageSujet: Re: the first few steps are always the hardest [SkyeWard] Sam 17 Fév - 4:39




Une image préconçue des agents de la CIA. Froids, prêts à tout pour plaire à leurs supérieurs, ne voyant aucune différence entre les criminels et ne remarquant pas si ceux-ci avaient des antécédents pouvant être résolus. Quand elle s’est fait prendre la main dans le sac, elle crut se retrouver derrière les barreaux. Aucune autre possibilité. Et pourtant … Une proposition, une seule, qui suffit à la déstabiliser, à ne plus voir les choses exactement comme noires et blancs. Des zones grises, des gestes difficiles à comprendre. Pourquoi lui donner une porte d’issue, alors qu’elle ne céda pas si rapidement à leurs menaces ? Un homme bien plus mystérieux que l’on ne pouvait croire. Gardant la plupart de ses pensées pour lui, ne révélant qu’un masque statique, sans la moindre pointe de sentiment. Oh, elle aussi, avait cette tendance. Cependant, en ayant l’impression de se retrouver au pied du mur et devant faire face à ses peurs, ses défenses tombaient et la brunette laissait transparaître une parcelle du tumulte caché au plus profond de son être. Aucune des propositions de Ward ne sut la convaincre de sortir, et bien que l’idée de pouvoir se promener sur la plage soit un rêve à atteindre, Skye n’en était pas encore capable. Misanthrope. Oui, il avait effectivement mis le doigt dessus. « I’m not sure ... I’ve never thought about it as some sort of phobia. But again, I’ve never stopped to think about it. I just live with it. » Devenu d’une banalité telle qu’elle ne se souciait plus de sa préférence pour la solitude. Il y a quelques minutes encore, elle avait encore le droit d’accéder à un ordinateur, seul endroit virtuel où elle communiquait avec d’autres individus. Une fois ce privilège dérobé, c’était tout comme si le sol cédait sous ses pieds. Discuter deviendrait tout une épreuve dans sa vie. Ça, c’est si elle se poussait dans le dos afin de changer à ce niveau-là.

Une tentation que de le supplier de rester, mais un ego encore bien trop présent pour le faire. Dans ce mélange, des sentiments qui lui collaient à la peau, une envie folle de pouvoir lui parler aussi simplement que bien d’autres filles, de faire la discussion banale mais au combien intéressante à ses yeux. Une personne qu’elle voulait apprendre à connaître. Un officier supérieur, quelqu’un de plus haut gradé qui imposait le respect. Il lui dirait de se débrouiller, c’est sûr! Encore une surprise, car voilà qu’il lui proposa de le suivre le restant de la journée. Une offre bien trop tentante pour refuser. Néanmoins, elle n’accepta pas immédiatement, témoignant ce qu’elle avait comprit de son statut de criminelle sous surveillance. Selon lui, par contre, elle ne verrait rien. Un hochement de tête suffit avant que le duo ne rebrousse chemin, repasse par les mêmes portes et subisse les mêmes procédures. Une fois tout cela franchit, Ward lui indiqua qu’il lui montrerait son bureau ainsi que certains autres services disponibles. Ne pouvant qu’espérer voir le département d’informatique, quoiqu’elle ne puisse toucher aux appareils. Sa seule crainte, c’était qu’il ne l’accompagne chez un thérapeute, poste dont elle avait déjà lu, dans quelques dossiers. Se confier à l’agent lui avait déjà prit un véritable moment de faiblesse. Le faire à un individu qui ne la connaissait pas outre mesure, alors là, on oublie. Ça risquait de sentir le roussi!

« Okay. » Dit-elle, simplement, avant de le suivre jusqu’aux ascenseurs. Quelques secondes passèrent avant que le ‘dong’ ne retentisse. Les portes s’ouvrirent, et affluèrent alors une vague d’agents, tous de tailles et de formes différentes. Par instinct, elle se déplaça vers sa droite, non loin de Ward, le temps qu’ils passent tous. Pas question de se faire écraser par un troupeau de gens trop pressés. Bientôt, l’ascenseur se retrouva vide, et le chemin fut complètement dégagé. D’un mouvement simple, il lui signala d’entrer avant lui, ce qu’elle fit. Appuyant sur le bouton d’un étage quelconque, ils ne purent qu’attendre, pendant que l’ascenseur se mit finalement à monter. Du silence, à nouveau, ce qui eut pour effet de la calmer et oublier le fait qu’elle se trouvait dans un espace infiniment plus petit que celui de sa caravane. Des pensées positives, bientôt, ils se trouveraient dans ses fameux couloirs, et ils zigzagueraient sans cesse. Quelques secondes, tout au plus. Mais la journée semblait vouloir lui jouer des tours. Des bruits étranges provenant directement des murs, un vrombissement sourd juste en dessous de leurs pieds et pouf, voilà qu’ils s’arrêtèrent. En … panne ? Non mais on se foutait d’elle! « It’s not as bad. But let’s just say that I’d rather not think about the fact that we’re stuck in here. » Était-ce un foutu test ? Voulait-on voir comment elle se comporterait en situation extrême ? Non mais franchement!


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MessageSujet: Re: the first few steps are always the hardest [SkyeWard] Sam 17 Fév - 19:28



Des questions qui se posaient alors que je ne pouvais que me demander si elle n'avait pas certaine phobie. Me demandant si elle avait déjà consulté. « I’m not sure ... I’ve never thought about it as some sort of phobia. But again, I’ve never stopped to think about it. I just live with it. » Ne pouvant qu'y réfléchir. Peut-être que ce n'était pas une phobie en effet, peut être que c'était différent. Peut-être que c'était juste une impression qu'elle avait, peut-être qu'à force de vivre derrière son ordinateur elle avait développé des peurs qui n'existaient pas. Des peurs qui pouvaient exister et qui pouvaient autant être maîtrisées, et contrôlées comme j'avais appris à le faire à vrai dire. « And you never think it was just an illusion ? Like you're afraid of something but it's not the case ? like a trick in your mind ? » Et presque un ton de voix qui détonait avait celui que j'avais manqué d'avoir. Une conversation qui semblait presque soudainement anodine face au sujet de gravité qui précédait quelques instants auparavant alors que le bracelet se refermait autour de son poignet sans possibilité pour elle de pouvoir faire autrement. Ne pouvant juste passer outre les règlements, les procédures par bonté d'âme. Certes chacun restait humain, mais il ne restait pas moins qu'il n'était possible d'agir ainsi sans arrêt. Ne pouvant faire d'exception à chaque fois que l'on semblait ressentir une pointe d'empathie pour une personne. Ne pouvant agir ainsi alors que mon rôle était autant de faire des choix difficiles, de prendre les décisions que d'autres ne sauraient prendre. Un choix qui pouvait m'induire à appuyer sur la gâchette pour éliminer des cibles à distance. Des choix qui existaient, qu'il fallait réaliser et une conscience qu'il ne fallait que gérer. Et une décision que je fléchissais pas moins en prenant un autre chemin, lui proposant de me suivre.

Un ascenseur à l'arrêt soudainement. N'ayant rien pu faire. Ce qui était déjà arrivé. Une panne qui pouvait persister pendant une dizaine de minutes voir plus. Il n'était jamais possible de le dire. La nécessité de prendre son mal en patience comme à chaque fois. D'autres personnes à l'extérieur qui s'en rendraient compte toutefois très vite en remarquant que l'ascenseur ne répondrait pas à leur appel. Et alors un technicien serait appélé, agissant plus ou moins rapidement s'il était disponible, s'il pouvait répondre à ce problème technique et en déterminer la cause rapidement. Habitué alors que cela n'était pas la première fois même si cela n'arrivait pas non plus tous les jours. Un bâtiment à la base ancien qui avait pourtant été modernisé. Et pourtant certains mécanismes lâchaient. La technologique qui cesserait parfois de répondre et qui devait être reboostée. Ce qui ne serait pas le cas aussitôt alors qu'il ne nous restait en effet qu'à attendre. Un problème qui n'en n'aurait pas été un si la question de savoir si la jolie brune n'était pas de surcroît claustrophobe ne s'était pas posée. Une question qui existait désormais bel et bien alors qu'il était certain que la compagnie d'autres individus était déjà compliqué pour elle. Comme un instinct protecteur qui faisait surface aussitôt sans que je ne puisse l'expliquer totalement, même s'il était aussi pour cela que au fur à mesure je m'étais orienté vers l'entraînement. Le désir de m'assurer de pouvoir protéger ceux qui ne pourraient le faire eux-mêmes. N'ayant jamais réussi à atteindre cet objectif avant, y ayant failli. Et si ce n'était pas tant elle que je voulais protéger, il ne restait pas moins que je ne pouvais que vouloir m'assurer que cela allait. Une situation qui se compliquerait de plus belle si cela était le cas. « It’s not as bad. But let’s just say that I’d rather not think about the fact that we’re stuck in here. » « Good. » Ce qui n'était pas plus mal. La brève pensée qu'il serait plus simple si elle tentait de se mettre à l'oeuvre mais pour une panne qui ne pouvait que durer que quelques minutes, cela semblait inutile de lui laisser cette soudaine liberté. Une idée que je gardais tout simplement en réserve alors que je ne pouvais que m'appuyer contre une des paroi de l'ascenseur, le mettant plus à l'aise non sans l'étudier du regard. « We just need to wait, it won't take too long. » N'insistant pas sur le fait que cela ne prendrait pas longtemps normalement à moins que le destin en décide autrement. Une journée qui avait déjà été chargée depuis le début entre entraînement, révélation à la cafétéria et désormais ceci. Une journée que je ne pouvais qu'imaginer chargée en émotions pour elle même si autant que possible ces journées-ci n'étaient rien à comparaison de celles que l'on pouvait vivre sur le terrain. Des émotions qui n'avaient leur place, même face aux morts vus. De simples erreurs qui pouvaient entraîner la perte d'une vie. Non une toute autre situation à gérer il était certain si on pouvait tenter de faire abstraction que nous étions tous deux coincés dans l'ascenseur.




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MessageSujet: Re: the first few steps are always the hardest [SkyeWard] Dim 18 Fév - 6:39




Certainement pas le premier à lui poser des questions à propos de ces réactions beaucoup trop étranges en public. Sœur Rosalia lui demanda, à quelques reprises, si elle ne s’était pas éloignée du bon chemin. Pour l’aînée, il était plus facile de trouver réponses à ces tendances grâce au spirituel. On ne parle pas ici de possession, mais plutôt d’un besoin de se confesser ou de simplement venir prier avec les autres plus souvent. À l’époque, la brunette ne lui répondit pas. Étonnant, n’est-ce pas ? Quand on remarquait le caractère de chien qu’elle pouvait avoir, on se doutait de sa capacité à être respectueuse. Mais c’était effectivement le cas. Skye avait beau haïr le fait qu’elles ne la laissent jamais tranquille, ces femmes restaient tout de même les seules à l’avoir aidé, hébergé et instruit pendant la plus grande partie de sa vie. Jusqu’aux derniers jours, avant qu’elle ne quitte l’orphelinat, elle leur vouait un respect incommensurable. « An … illusion ? I don’t think so. Or maybe. » Une incompréhension totale qui aurait parfaitement put finir en un commentaire désagréable. Sauf que le ton de voix qu’utilisa Ward la calma un peu. Pas besoin de sortir les griffes s’il était resté pour lui parler. « It might be just a mind trick, but the fear I feel is more than real, and it made me have these panick attacks more than once. » Paralysée par les commentaires qu’elle crut entendre. Des tremblements aux mains l’empêchant de tenir sa tasse de café. Voici certaines des réactions qu’elle avait, quand elle se trouvait dans des situations semblables. Que plus frustrant, vu qu’elle rêvait de plage et du soleil, alors qu’elle ne réussissait pas à mettre un seul pied dehors. Une contradiction sur deux jambes, et pourtant, toujours ce mince espoir que de changer, un de ces jours. Est-ce que sa véritable métamorphose se ferait maintenant qu’elle se voyait forcer à faire des choix difficiles et allant contre ses préférences ? En tout cas, sa décision de suivre l’agent le restant de la journée ne fut pas une quelconque torture. Quoiqu’elle en dise, Skye ne pouvait s’empêcher de ressentir des sentiments de plus en plus forts pour lui.

Heureusement, la journée ne fut pas de tout répit, ce qui ne lui donna pas assez de temps pour s’arrêter et y penser. M’enfin, ça, c’était avant qu’ils ne se trouvent enfermés à l’intérieur d’un ascenseur à l’arrêt. Merde. Et maintenant, qu’est-ce qu’ils devraient faire ? Ce n’est pas comme si elle se connaissait, niveau piratage de système. Oh. C’est vrai, le bracelet. Bon, bah quelqu’un allait devoir venir les sauver. Mais … combien de temps est-ce que ça prendrait ? Pas qu’elle était claustrophobe, puisqu’elle se trouvait souvent enfermée dans sa caravane, remplie de portables et autres équipements. Cependant, une chose était sûre; être seule avec Ward ne signifiait pas non plus la paix. Il pourrait l’évaluer, voir comment elle réagissait dans une telle situation ou simplement la questionner d’autant plus. Pas trop longtemps ? C’était bien ce qu’elle espérait. Autrement, elle le supplierait de lui enlever le bracelet, le temps qu’elle essaie de repartir l’ascenseur et qu’ils en sortent rapidement. « Well I sure hope there are enough competent people here to get this elevator working quickly. » Pas de ton de voix trop agressif. Elle ne fit que soupirer avant de s’assoir par terre. « I just wanted to say; back at the coffee shop … I don’t usually react that way. I hope to keep that a secret, so, if you don’t mind, please, keep that information to yourself. » Une nécessité que de paraître bien plus forte, pour son propre ego et puis aussi afin d’éviter que l’on ne la prenne en pitié. Le temps de la regarder avec un regard malheureux était révolu. On n’est pas venu à sa rescousse il y a des années, ce n’est pas maintenant que ça arriverait. Les gens qui pourraient être beaucoup plus direct dans leurs émotions, dans leurs pensées, afin de lui dire s’ils resteront à ses côtés ou la laisseraient au bout du chemin. Une carence d’amis en chair et en os, des individus sur qui on pouvait toujours compter. Mais Ward agissait si différemment … Bon, c’est vrai qu’il lui tapait parfois sur les nerfs, en continuant à jouer sur les mots de Skye et qu’il la força à suivre les ordres sans jamais rompre les rangs. Mais ne serait-ce pas pourquoi elle s’attache à lui, au fur et à mesure que le temps passait ? « I didn’t say it, earlier, but thanks … you know, for not leaving me while I was like that. »


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MessageSujet: Re: the first few steps are always the hardest [SkyeWard] Jeu 22 Fév - 11:09



« An … illusion ? I don’t think so. Or maybe. » Des questions n'étant pas un docteur, n'étant pas un expert dans la question. Ne pouvant qu'avancer des hypothèses même s'il était difficile de comprendre le contraire ou de croire que là n'en n'était rien. Des peurs qui étaient parfois incontrôlables et qu'il ne fallait que pourtant apprendre à contrôler. Mais là existait des différences entre peur et phobie alors qu'il y avait toujours des doutes, des questions qui se posaient. « It might be just a mind trick, but the fear I feel is more than real, and it made me have these panick attacks more than once. » Mon regard qui restait posé sur elle même si je n'avais à vrai dire aucune issue à lui proposer à ce problème, si ce n'était que je pouvais émettre l'hypothèse qu'elle croyait en une illusion. Une possibilité bel et bien même si je ne pouvais rien faire de plus que de lui proposer de m'accompagner à mon bureau. Du moins si là était ma volonté au départ, il ne resta pas moins que tout ne semblait vouloir se passer comme voulu.

Certes si je n'avais pu que tenter de mettre un peu d'ordre à ce sujet, si j'avais réussi une première étape alors que le bracelet était désormais à son poignet, il ne restait pas moins que la situation semblait bloquée. Enfin ce n'était pas la situation qui était bloquée, plutôt l'ascenseur. Un ascenseur dont les portes étaient fermés, verrouillées. Des portes que je ne pouvais ouvrir. Une unique nécessité celle d'attendre. Et ne pouvant que l'enjoindre à patienter même si le fait qu'elle ne soit pas claustrophobe ne pouvait qu'aider d'autant plus. « Well I sure hope there are enough competent people here to get this elevator working quickly. » Et ne pouvant que hocher la tête. Ce que j'espérai aussi même si en général la situation était souvent réglée rapidement. Des techniciens qui agissaient toujours dans de brefs délais sans possibilité de savoir qui se trouvait à l'intérieur. Et la chance existait encore que ce ne soit qu'une panne d'ascenseur et non les attaques d'un hacker. Une des autres raisons pour laquelle la CIA avait si peu confiance en hacker ou du moins mettait du temps à les faire évoluer dans une autre sphère. Une attaque qui n'avait encore jamais eu lieu, heureusement alors que les locaux étaient sécurisés. Une agence gouvernementale qui n'évoluait pas dans les plus hautes sphères pour rien. « I just wanted to say; back at the coffee shop … I don’t usually react that way. I hope to keep that a secret, so, if you don’t mind, please, keep that information to yourself. » Et mon regard qui se reposait sur elle alors qu'elle me demandait de garder son secret pour moi. Un secret qui n'était pas rien alors qu'elle cherchait à découvrir l'identité de ses parents. Une volonté de découvrir ses origines qui était compréhensible même s'il était autant risqué dans une certaine mesure de fouiller dans les dossiers les plus secrets de l'agence. Ce que j'étais pourtant prêt à faire ou du moins à jeter un premier coup d'oeil, à voir ce que je pouvais trouver. Une piste qui pouvait être vaine mais autant une volonté de ma part de lui montrer qu'elle pouvait me faire confiance. Du moins ce qui était le cas pour le moment. Et mon regard autant ancré dans le sien alors que je lui répondais. « I will. » Une promesse. Une décision que j'avais prise personnellement. Conscient que cela allait contre les règles de l'agence mais qui était autant nécessaire. Pour le moment ce secret pouvait être gardé, et par la suite je ne pouvais que voir. « I didn’t say it, earlier, but thanks … you know, for not leaving me while I was like that. » « It would have been contrary to the rules. » Ce qui était le cas alors que ce serait contraire, reviendrait à de la non-assistance en personnes en danger. Ce que je ne ferai pas bien que je savais que si je pouvais prétendre, il ne restait pas moins que là n'était pas tout à fait les véritables raisons. Toujours des prétentions ou du moins des non-dits qui commençaient à s'installer. Ce qui n'était pas forcément une bonne idée, loin de là. « So do you want to talk about yourself to spend time ? » Plus un test qu'une proposition afin de découvrir des informations sur elle bien qu'il était certain qu'elle en avait plus dit que je ne l'aurai jamais dit. Et mon regard qui se reportait sur elle alors que je me mettais plus à l'aise, conscient que cet instant pouvait durer une minute ou plus.




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